Microorganismes intestinaux et risques de maladies cardiaques

Les patients atteints d’une maladie du coeur ou prédisposés à des risques de maladies cardio-vasculaires seront ravis d’apprendre que les aliments ou compléments alimentaires ingérés, peuvent aussi présenter des risques importants pour leur état. Ces éléments de précision qui ne leur sont pas toujours apportés et ceci peut pourtant leur être fatale.

Une étude du Cleavland Clinic publiée dans le magazine Nature montre que des scientifiques ont découvert une nouvelle voie qui relie un lipide alimentaire à une microflore intestinale commune provoquant un risque accru de maladies cardio-vasculaires.

Nous sommes certains que vous apporterez plus de considérations à la manière dont vous vous alimentez à la fin de notre article.

Il est important de bien savoir ce qu’est la lécithine

Explications sur la lécithine

La lécithine, connue sous son nom scientifique de phosphatidyl-choline, est un lipide qui est métabolisée différement par les micro-organismes qui vivent dans notre système digestif. 

La lécithine, ainsi que son métabolite (la choline), sont tous deux présents dans de nombreux produits industriels de boulangerie, dans certains compléments alimentaires, mais aussi dans des vitamines destinées aux enfants.

Nous vous fprésentons cet élément car il est à la source de cette étude. Mais aussi, nous attirons votre attention sur ce dernier car il est courament consommé par certains, et quelques fois de façon excessive à la quête de résultats esthétiques (perte de poids) ou pseudo-intellectuels (amélioration des capacités du cerveau).

Présentation de l’étude

Étude présentée par le docteur hazen

Lors de la phase d’études, 1875 patients ont subi des évaluations cardiaques, et dans le même temps, des échantillons de plasma de souris ont aussi été étudié. 

Chez les souris, la lécithine et la choline comprises dans l’alimentation ont été transformé en une maladie cardiaque par les microbes intestinaux, ceci résultant du processus qui a favorisé la formation de dépôts de plaques grasses dans les artères (athérosclérose). 

Chez les humains, il a été constaté des taux sanguins élevés en choline ainsi que des produits de micro-organismes favorables aux maladies cardiaques, ce qui les associe fortement à une hausse des risques de maladies cardio-vasculaires.

Certains médecins se sont limités de façon dogmatique à penser que, si deux individus ont un même régime alimentaire et que seul l’un d’entre eux développe une maladie cardiaque, alors cela est purement dû à la génétique.

Heureusement que d’autres médecins et scientifiques se battent depuis plusieurs années contre ces affirmations simplistes.

C’est le cas du docteur Stanley Hazen

Présentation du docteur Stanley Hazen

Membre du personnel du département de biologie cellulaire de Lerner Research Institute et du Département de médecine cardiovasculaire de l'Institut des maladies cardiaques et vasculaires.

Chef de section de la cardiologie et de la réadaptation préventive de Cleveland Clinic.

Auteur principal de l’étude cité.

« Chaque individu métabolise de manière différente les aliments dans sa flore intestinale et cela semble avoir un gros impact sur les maladies cardiaques. 

Notre flore intestinale représente le filtre de notre plus grande exposition environnementale, c’est-à-dire ce que nous mangeons.

La choline, qui est une vitamine semi-essentielle naturelle, lorsqu’elle est prise en excès, peut favoriser une maladie cardiaque athérosclérotique. Pendant les dernières années, nous avons assisté à une forte augmentation de l’addition de choline dans plusieurs vitamines, et même dans ceux destinés aux enfants. Notre étude a montré que c’est cette même substance qui, transformée par la flore intestinale, peut avoir un impact direct et très négatif sur le risque de maladie cardiaque en formant un sous-produit capable de causer l'athérosclérose. »

Durant ces études, les taux sanguins de trois métabolites de la lécithine lipidique diète ont permi de démontrer de manière claire les risques de maladies cardio-vasculaires qui peuvent être développées, dont:

  • La choline qui est une vitamine du complexe B.
  • Le N’oxyde de triméthylamine qui est un dérivé du groupe choline.
  • La bétaïne qui est un métabolite de la choline

Pour réduire considérablement le risque de maladies cardiaques, le docteur Stanley Hazen ajoute que le test TMAO, qui mesure dans le sang une molécule produite par le microbiote lors de la digestion, est une mesure efficace permettant de prédire jusqu’à 7 ans les risques d’accidents cardiaques, grâce notamment à une intervention alimentaire plus stricte.

Des quantités saines de choline, bétaïne et TMAO peuvent être trouvées dans de nombreux aliments tels que les fruits, les légumes ou encore dans le poisson.

Seulement, ces trois produits sont aussi régulièrement commercialisés en tant que compléments alimentaires à des doses non négligeables tout en vantant leurs pouvoirs de faire perdre du poids, de faire croitre plus rapidement les muscles ou encore d’améliorer les capacités du cerveau.

Par ailleurs, on sait aussi qu’il s’agit de composés qui peuvent être utilisés chez des animaux en élevage car ils pourraient faire croitre les muscles plus rapidement.

Conclusions de l'étude

Maintenant, vous savez que votre flore intestinale est susceptible de provoquer un métabolite pro-athérosclérotique à partir d’un lipide alimentaire commun.

Le docteur Hazen a déclaré que cette avancée est une excellente nouvelle qui ouvre le champ des possibles permettant d’améliorer le diagnostic, la prévention ou encore le traitement des maladies cardiaques. 

il est maintenant possible de mieux concevoir les aliments que nous consommons, mais aussi, faire plus attention à certains compléments alimentaires pour prévenir les risques de maladies cardiaques.

Nous pensons avec intelligence et en toute impartialité que les nouveaux acteurs des produits alimentaires ou compléments alimentaires devraient prendre toutes les précautions possibles envers les consommateurs à travers une connaissance de leurs produits. 

Dans le même temps, nous espérons que certains professionnels de la santé oseront se séparer de la stigmatisation automatique des gènes pour étudier un peu plus d’autres causes qui ne semblent pas aujourd’hui très probables pour ceux qui ne sont pas convaincus à la base des risques que nous font courir certains produits alimentaires industriels.

  • Avis Rédaction

    Chez CIMA Campus, nous diffusons du contenu utile, une information juste et indépendante, voici notre principale motivation lors de la publication de chaque article."

    Jérémy B. Équipe rédaction CIMA

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